quelle place occupe Spinoza dans l'histoire de la philosophie ?
en quoi nous ne sommes pas humanistes
Spinoza est à l'extrême-gauche de la philosophie bourgeoise. Pourquoi ? Parce qu'il refuse quelque chose sur quoi tous les autres philosophes bourgeois sont d'accord. Il refuse de penser par concepts. Pour lui, les concepts ne sont pas susceptibles de produire du vrai, alors que, pour Kant, par exemple, ils permettent de connaître les objets. Pourquoi les concepts ne permettent-ils pas de connaître les objets ?
Spinoza est un anti-humaniste. Pourquoi les humanistes n'aiment-ils pas Spinoza ? Parce que les humanistes ne nous respectent pas ; pourtant, ils n'arrêtent pas de crier des slogans en faveur des droits de l'Homme. Mais le problème vient de ce qu'ils ne nous respectent pas en tant qu'individus ; ils nous respectent seulement en tant que représentants de l'espèce humaine. Autrement dit, ils respectent l'espèce humaine. Ils ne nous respectent que dans la mesure où nous sommes conformes à ce que nous devons être à leurs yeux. Donc, les concepts ne produisent pas du vrai, parce que le concept, c'est l'espèce. Autrement dit, Spinoza refuse le péché originel, qui est la dissociation de l'individu et de l'espèce et qui devient une aliénation à partir du moment où l'individu ne vaut plus par lui-même, mais seulement comme exemple d'une espèce. L'aliénation consiste en ce que l'espèce, ou le concept, devient l'essence de l'individu et où, par conséquent, tout ce qui est individuel devient inessentiel. Voilà ce que Spinoza refuse. De ce refus, il tire une première conclusion, qui est le refus du concept. Le concept est un produit de l'imagination. Et, donc, l'imagination a, chez Spinoza, un sens particulièrement précis.
Spinoza est un anti-humaniste. Pourquoi les humanistes n'aiment-ils pas Spinoza ? Parce que les humanistes ne nous respectent pas ; pourtant, ils n'arrêtent pas de crier des slogans en faveur des droits de l'Homme. Mais le problème vient de ce qu'ils ne nous respectent pas en tant qu'individus ; ils nous respectent seulement en tant que représentants de l'espèce humaine. Autrement dit, ils respectent l'espèce humaine. Ils ne nous respectent que dans la mesure où nous sommes conformes à ce que nous devons être à leurs yeux. Donc, les concepts ne produisent pas du vrai, parce que le concept, c'est l'espèce. Autrement dit, Spinoza refuse le péché originel, qui est la dissociation de l'individu et de l'espèce et qui devient une aliénation à partir du moment où l'individu ne vaut plus par lui-même, mais seulement comme exemple d'une espèce. L'aliénation consiste en ce que l'espèce, ou le concept, devient l'essence de l'individu et où, par conséquent, tout ce qui est individuel devient inessentiel. Voilà ce que Spinoza refuse. De ce refus, il tire une première conclusion, qui est le refus du concept. Le concept est un produit de l'imagination. Et, donc, l'imagination a, chez Spinoza, un sens particulièrement précis.
Par oyseaulx
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| 12/09/2006 21:13
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