le pain, la poire, la fleur
leçon du 6 janvier 2003
Nous avons maintenant à déterminer quelles relations entretiennent le beau et la finalité. A cet effet, nous allons examiner, successivement, trois cas qui peuvent se présenter : le pain, la poire, la fleur. Dans un premier temps, nous allons opposer le cas de la fleur à celui du pain et de la poire. Dans un deuxième temps, nous allons opposer le cas du pain à celui de la fleur et de la poire. Dans un troisième temps, nous montrerons comment la façon dont cela se passe dans le cas du pain permet de comprendre la façon dont cela se passe dans le cas de la poire, qui permet de comprendre, à son tour, la façon dont cela se passe dans le cas de la fleur.

Quelle différence y a-t-il entre le plaisir que procure une fleur et celui que procurent le pain et la poire ? La fleur ne se mange pas. Le plaisir que procure une fleur est désintéressé, car la fleur est belle, alors que le pain est bon et que la poire est bonne. Ça veut dire que le plaisir que j'éprouve devant une poire ou un pain, c'est le plaisir qui accompagne la satisfaction d'un besoin, c'est l'intérêt. Donc, le pain et la poire, ce sont des plaisirs intéressés. Dans le cas de la fleur, il n'y a pas d'intérêt, bien qu'il y ait du plaisir, alors que, dans le cas de la poire et dans le cas du pain, il y a plaisir et intérêt. Ceci est l'une des quatre définitions du beau que propose Kant dans la Critique de la faculté de juger : « Est beau, ce qui provoque, chez celui qui le contemple, un plaisir désintéressé. ». Pourquoi le plaisir que procure la fleur est-il désintéressé ? Cette question implique deux sous-questions : qu'est-ce qui fait plaisir dans la fleur ? Et qu'est-ce qui fait plaisir dans le pain et dans la poire ? Ce qui fait plaisir dans la fleur, c'est la forme ; donc, c'est un plaisir formel. La forme, ce sont les relations qu'entretiennent les différentes parties les unes avec les autres : pétales, sépales, étamines, pistil... Formel s'oppose à matériel, parce que ce qui fait plaisir, dans la poire, ce n'est pas sa forme, mais la matière, de la gober, c'est la sensation matérielle qui fait plaisir. Ce qui oppose le plaisir de la fleur et le plaisir de la poire et du pain, c'est le plaisir intéressé et le plaisir désintéressé. L'intérêt porte sur la matière, et non sur la forme. Dans une peinture, il y a trois sortes d'éléments : les lignes, les couleurs et la lumière. Seules, les lignes sont formelles. La couleur, c'est un élément matériel ; par conséquent, le plaisir qu'on éprouve devant une peinture est composé de plaisirs formels et de plaisirs matériels. Devant une peinture, deux choses font plaisir : premièrement, le jeu des lignes, le dessin, parce que le dessin réfléchit, dans un ensemble, des formes distinctes. L'ensemble des lignes est un ensemble de formes. Lorsqu'on regarde les couleurs d'un tableau, c'est comme lorsqu'on croque une pomme. La couleur est une sensation ; elle est donc l'élément matériel. Quand on regarde une peinture, on éprouve un plaisir impur. La différence entre une peinture et un dessin, c'est qu'un dessin provoque un plaisir purement formel, parce qu'il n y a que des lignes, qui se réfléchissent dans l'imagination.

Quelle différence y a-t-il entre le plaisir que procure une fleur et celui que procurent le pain et la poire ? La fleur ne se mange pas. Le plaisir que procure une fleur est désintéressé, car la fleur est belle, alors que le pain est bon et que la poire est bonne. Ça veut dire que le plaisir que j'éprouve devant une poire ou un pain, c'est le plaisir qui accompagne la satisfaction d'un besoin, c'est l'intérêt. Donc, le pain et la poire, ce sont des plaisirs intéressés. Dans le cas de la fleur, il n'y a pas d'intérêt, bien qu'il y ait du plaisir, alors que, dans le cas de la poire et dans le cas du pain, il y a plaisir et intérêt. Ceci est l'une des quatre définitions du beau que propose Kant dans la Critique de la faculté de juger : « Est beau, ce qui provoque, chez celui qui le contemple, un plaisir désintéressé. ». Pourquoi le plaisir que procure la fleur est-il désintéressé ? Cette question implique deux sous-questions : qu'est-ce qui fait plaisir dans la fleur ? Et qu'est-ce qui fait plaisir dans le pain et dans la poire ? Ce qui fait plaisir dans la fleur, c'est la forme ; donc, c'est un plaisir formel. La forme, ce sont les relations qu'entretiennent les différentes parties les unes avec les autres : pétales, sépales, étamines, pistil... Formel s'oppose à matériel, parce que ce qui fait plaisir, dans la poire, ce n'est pas sa forme, mais la matière, de la gober, c'est la sensation matérielle qui fait plaisir. Ce qui oppose le plaisir de la fleur et le plaisir de la poire et du pain, c'est le plaisir intéressé et le plaisir désintéressé. L'intérêt porte sur la matière, et non sur la forme. Dans une peinture, il y a trois sortes d'éléments : les lignes, les couleurs et la lumière. Seules, les lignes sont formelles. La couleur, c'est un élément matériel ; par conséquent, le plaisir qu'on éprouve devant une peinture est composé de plaisirs formels et de plaisirs matériels. Devant une peinture, deux choses font plaisir : premièrement, le jeu des lignes, le dessin, parce que le dessin réfléchit, dans un ensemble, des formes distinctes. L'ensemble des lignes est un ensemble de formes. Lorsqu'on regarde les couleurs d'un tableau, c'est comme lorsqu'on croque une pomme. La couleur est une sensation ; elle est donc l'élément matériel. Quand on regarde une peinture, on éprouve un plaisir impur. La différence entre une peinture et un dessin, c'est qu'un dessin provoque un plaisir purement formel, parce qu'il n y a que des lignes, qui se réfléchissent dans l'imagination.
Par oyseaulx
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| 15/06/2006 15:45
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